A quelques kilomètres de Lunac dans les gorges de l'Aveyron se dresse Najac. Son environnement et ses richesses naturelles en font un des plus beaux sites de France. Le bourg initial est massé entre le château et l'église. Il compte de très belles maisons dont certaines datent du XIV° siècle et des fontaines. Le bourg s'étire sur une crête rocheuse jusqu'aux faubourgs
La situation privilégiée de Najac (750 hab.) a, de tout temps, aidé la bastide à commercer. De nombreuses foires et marchés y sont organisés. A Najac, le quartier de la bastide datant du XIII° se distingue par l'élargissement de la rue qui devient une vaste place. Etape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Najac, doté d'un centre administratif, économique, politique et militaire, se voit souvent attribuer le titre de capitale du Rouergue. Najac a reçu la label de Pays d'art et d'histoire décerné par la Caisse nationale des Monuments historiques. La forteresse royale de Najac fut construite en 1253 par Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis, sur les bases d'un ancien château (tour carrée) construit en 1100 par Bertrand de Saint-Gilles, fils de Raymond IV, comte de Toulouse. A cette époque, le village, un bourg castral, se blottit au pied du château qui assure la défense de la vallée. Le mariage des deux châteaux en fait un chef-d'œuvre de l'architecture militaire du XIII° siècle. Jugez-en vous-même : des archères de 6,80 m, uniques au monde permettent le tir de trois archers à la fois. Un couloir secret allait même jusqu'à relier la Tour romane à la chapelle du Donjon. On comprend alors qu'avec un donjon dominant de 200 m la boucle de l'Aveyron, détenir Najac équivalait à détenir la clé de tout le pays. Son passé prestigieux côtoie les grands moments de l'Histoire : la première occupation anglaise, la campagne contre les Albigeois, la guerre de Cent ans, l'emprisonnement des Templiers, la révolte des Croquants, sans oublier la Révolution française.
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